touche pas à mon pote

En terres vaudoises, un homme est intouchable: Daniel Brélaz, le syndic de Lausanne. A chaque votation ou élection, journalistes radio ou de presse écrite foncent vers celui qui a la connaissance des chiffres, donc de la science. Une sorte de journalisme douanier (qu’avez-vous à déclarer?) au lieu de prendre le temps d’analyser les données de la stastique électorale, forcément compliquée parce que remplie de chiffres.

Il y a peu, les médias vaudois ont donné une belle leçon de cette incapacité à titiller le Brélaz. Début juin, il concédait s’être planté dans sa proposition d’avancer l’argent du financement de la troisième voie CFF entre Lausanne et Genève (article ici). Avancée durant les élections cantonales vaudoises de mars 2007, sa proposition est une arrogante attaque contre son collègue de parti, François Marthaler. Et c’est peu dire que ce dernier a passé pour un con, face à un Bérlaz donneur de leçons patenté. Au final pourtant, l’ingénieur Marthaler a eu raison. Le bon Daniel s’est excusé du bout des lèvres. Bizarrement, les médias du lieu - 24Heures, LeMatin, Le Temps et la radio RSR-La Première - n’ont pas pris le temps de s’excuser d’avoir fait alors du suivisme en relayant les propos de Daniel Brélaz. Aujourd’hui, cette même presse couvre d’euphémismes la bourde du géant vert, une bourde qui ressemblait à une vraie erreur politique.

~ par lepetitrapporteur sur juin 7, 2007.

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